Le Billet...

Actualité...

Infos Pastorales...

Le Billet

Réagissez à ce billet - Donnez votre avis...

Toussaint2014

Comme chacun le sait, la fête de Toussaint est la fête de tous les saints.

Mais peut-être avons-nous besoin de nous préciser qui est saint. Oui, un saint, c'est qui ?

Nous avons sans doute des images dans notre tête qui proviennent de ce que nous savons entendu ou lu dans le passé. Il peut se faire que ces images déforment la réalité en insinuant que les saints sont des hommes ou des femmes qui ont été parfaits depuis leur naissance. Ce n'est pas ce qui ressort de la réalité et encore moins de la Bible, à l'exception de Jésus et de Marie.

Prenons l'exemple de Pierre, Apôtre et premier Pape !  Il a été jusqu'à renier Jésus et pourtant il est quand même Saint Pierre, parce qu'ensuite il a su se reprendre.

Regardons les textes que l'Eglise nous propose pour la fête de la Toussaint.
Les Béatitudes que nous connaissons bien, qui rapellent le chemin parcouru par Jésus et nous invitent à emboîter ses pas pour être « heureux ».  Que disent-elles ?

La « pauvreté de coeur » qui fait reconnaître que, seul, Dieu offre le plein épanouissement.

La « douceur » qui n'est pas mièvrerie mais qui enlève toute prétention à vouloir se considérer au-dessus des autres, d'où « la miséricorde » et « les artisans de paix ».

« Ceux qui pleurent » parce qu'ils reconnaissent leur difficulté à vivre l'union à Dieu.

« Les affamés et assoiffés de justice », pas celle représentée par une balance,  mais l'ajustement à Dieu,

d'où « la persécution » possible, car ce n'est pas nécessairement le chemin prôné par notre monde.

« Les coeurs purs », ceux qui sont sans duplicité.

La route est bien indiquée.

Nos limites nous entraînent à dévier quelquefois et nous devons alors reconnaître l'amour de Dieu qui nous rétablit dans cette sainteté par son Fils Jésus. Comme le dit St Jean dans sa Première Lettre, « nous sommes enfants de Dieu... nous serons semblables au Fils ».  Ce même St Jean, dans son Apocalypse, affirme qu'il s'agit d'une « foule immense que personne ne peut dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues », car « le salut (sainteté) est donné par Dieu...et par l'Agneau ». Finalement est saint celui qui est sauvé par Dieu parce qu'il s'efforce de vivre l'Evangile

Quand l'Eglise canonise un homme ou une femme, elle ne fait que proclamer cela : cet homme ou cette femme s'est efforcé au maximum de ses possibilités de vivre la Béatitudes. Et il y a tous les saints que l'Eglise n'a pas canonisés. Elle nous invite à prendre pour modèles ceux et celles qu'elle  déclare saints, sachant que chacun et chacune avons nos défaillances; mais Dieu nous sauve.

Robert Limousin.

 

plusieurs dimanches nous écoutons le chapitre 6 de l’Evangile selon saint Luc, où Jésus nous donne des conseils pour le suivre et faire partie de ses disciples.
Ainsi après avoir entendu les Béatitudes et l’invitation à aimer nos ennemis, aujourd'hui l’Evangile nous propose trois petites paraboles de sagesse.
Je voudrais examiner avec vous les recommandations que Jésus nous donne à travers elles et dénoncer quelques erreurs d’interprétations de ces paraboles.

Jésus commence par dire : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? »
Cela est évidemment question de bon sens, un aveugle n’est pas le meilleur guide pour un autre aveugle, surtout si aucun ne connaît l’itinéraire !
Le chemin dont il s’agit ici est bien sûr spirituel. C’est de la vie à la suite du Christ, de la vie chrétienne dont Jésus nous parle.

Nous pourrions penser que Jésus nous dit ici, que rien de ce qui existe ici-bas ne peut nous aider, et donc qu’il nous invite à ne pas avoir d’autre guide, sur notre chemin de vie chrétienne, que nous-mêmes, comme si nous étions directement connecté à l’Esprit-Saint ?
Un adage dit « un chrétien isolé est un chrétien en danger ». Et c’est bien vrai.
Nous, les chrétiens, avons peut-être oublié l’importance d’être aidé, guidé par l’enseignement et l’exemple des autres.
Les acteurs, les sportifs, les musiciens savent bien qu’ils ne parviendront pas au sommet de leur art sans un coach pour les y aider. Sans guide nous ne donnerons pas le meilleur de nous-mêmes.
Mais il faut, nous dit Jésus aujourd'hui, ne pas choisir un aveugle pour nous guider.

Faute de bons maîtres, certains, jeunes ou plus anciens, s’attachent à ceux qui font le buzz sur les réseaux sociaux, ou aux idoles de l’audiovisuel.
Si nous choisissons de tels aveugles pour nous guider, il ne faut pas s’étonner de ne pas progresser dans notre vie personnelle et/ou spirituelle.

Jésus nous invite à avoir pour guide quelqu’un qui y voit clair.
Demandons-nous quel est aujourd'hui notre guide sur notre chemin de vie chrétienne ?

C’est là qu’intervient le deuxième conseil de Jésus : « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère »

Jésus, comme toujours avec les paraboles, force ici le trait. Nous savons combien une poussière gêne déjà pour voir, alors une paille qu’est-ce que ça doit être, et ne parlons pas d’une poutre !
Dans tous les cas, il s’agit de comprendre l’effet produit : celui qui a une poutre n’y voit rien, et pourtant, dans la parabole, il voudrait pointer chez les autres ce qui ne va pas.

Nous pourrions croire qu’ici Jésus nous invite à renoncer à aider les autres. Que nous avons tous une paille, ou même une poutre dans l’œil qui nous rend aveugle et incapable d’aider notre prochain.
Avancer dans la vie chrétienne ne peut pas se faire dans le désintéressement de ce que les autres peuvent vivre. L’indifférence du sort des autres n’est pas chrétien.

Or, ce que Jésus pointe ici, c’est donc la manière dont cela peut être fait. Avertir quelqu’un de son égarement, sans s’en être détourné soi-même, relève de l’hypocrisie.
Nous ne pouvons pas aider quelqu’un si nous sommes nous-mêmes aveugles de notre condition.
Jésus nous invite bel et bien à enlever la paille dans l’œil de notre frère, c’est un devoir de charité.
La véritable correction fraternelle est un devoir chrétien qui demande tact, délicatesse et surtout bienveillance.
Mais Jésus nous dit aussi, qu’il nous faut être conscient de notre condition de pécheur et donc qu’il nous faut nous corriger en enlevant en priorité la poutre qui est dans notre œil.
Jésus nous invite à faire les deux : nous convertir et aider nos frères, notre prochain mais avec bienveillance, bonté.

Demandons-nous si nous avons le souci de notre conversion et de celle de nos frères et sœurs ?

Et nous arrivons au troisième conseil de Jésus : «  ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais »
La bonté, la bienveillance est peut-être ce qui résume tout l’Evangile d’aujourd'hui.

La parole de celui qui se considère parfait est souvent blessante. Toute invitation à la conversion doit venir d’un cœur empli de bonté.
Souvenons-nous de ceux qui nous ont marqué, guidé sur le chemin de la foi. Ils n’étaient pas forcément les plus savants, les plus riches, mais ils avaient mûri dans la confiance en Dieu, traversé des épreuves et appris à être bons et charitables.
Ceux-là avaient enlevé toute arrogance, toute suffisance à leurs paroles. Ils s’exprimaient avec humilité sans culpabiliser leur interlocuteur.

Ce qui n’empêche pas que cette bienveillance puisse parfois se conjuguer avec une certaine exigence. C’est bien ainsi que Jésus a agi.
Par exemple, avec la femme adultère nous voyons toute la bienveillance, la bonté du Christ. Lui qui n’est pas aveugle, ne réduit pas cette femme à son péché : « Moi non plus, je ne te condamne pas. » lui dit-il. Il lui enlève ce poids dans son cœur, cette paille en son œil, mais il ajoute encore cette exigence : « Va, et désormais ne pèche plus. »

Jésus nous fait comprendre aujourd'hui que si l’on veut enseigner, il faut d’abord se faire disciple.
Si l’on veut aider l’autre à se convertir, il faut soi-même se convertir.
Et pour produire de bons fruits, il convient de changer notre cœur, notre regard, il faut être soi-même bon.

En se faisant homme, notre Dieu nous a donné son amour.
Il nous a témoigné toute son attention, sa disponibilité, sa bonté.
C'est à présent à nous de faire preuve de ces mêmes qualités envers nos frères.

A l’imitation de Marie, et avec son aide, puissions-nous laisser l'Esprit Saint travailler en nos cœurs.
Qu’il les remplisse de sa bonté et sa douceur.
Demandons au Seigneur Jésus, qui vient en nous dans l'Eucharistie, de faire de nous de vrais disciples selon son Cœur.

 

 

Pas de publication cette semaine...Eglise Notre Dame

la roche

Sorties & visites

Cycle de conférences

Blog Pastoral

Novembre
D L Ma Me J V S
27 28 29 30 31 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30

La semaine aux 3 vallées

horaires des messes