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Homélie

Si j’avais eu à choisir les textes pour ma messe d’aurevoir, il est certain que je n’aurai pas choisi ceux que nous venons d’entendre. Car Jésus y est exigeant : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. »
Ce n’est pas avec de telles phrases que nous désirerons le suivre !
Comment peut-il nous demander un tel sacrifice ? comment est-il possible de le préférer à tout, même à soi-même ? Certains gourous en demandent tout autant.

Mais comme nous le disait la première lecture : « Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? »
Oui les volontés du Seigneur, ses intentions sont bien au-delà de ce que nous pouvons en comprendre.
Malgré tout, je vais me risquer à vous dire quelque chose de la pensée de Jésus.

Tout d’abord pour comprendre, un tant soit peu, ce que nous dit Jésus, il faut être convaincu que Dieu veut pour nous le meilleur. Il n’y a pas de tromperie en Dieu, il n’y a pas de choses cachées en Lui, seulement des éléments qui parfois nous dépassent.

Ce à quoi nous invite ici en premier Jésus c’est à la foi, et à une vraie foi en Dieu. Nous nous contentons trop souvent d’un à peu-près de la foi.
Or la foi ce n’est pas adhérer à des idées ou à des valeurs. Ce n’est pas non plus croire en des vérités. La foi chrétienne c’est faire confiance par-dessus tout à quelqu’un, et ce quelqu’un c’est Jésus.
L’homme peut faire des erreurs, s’égarer, pas Dieu. Le suivre c’est être certain d’être sur le bon chemin.

Le premier élément auquel nous invite le Christ c’est donc la foi.

Mais ce que nous dit également Jésus dans l’Evangile c’est que la foi c’est avant tout une histoire d’amour.
Ce qui rendra efficace notre foi, ce n’est pas les idées auxquelles nous adhérons, ce n’est pas l’intelligence que nous mettrons à comprendre ces idées, mais l’amour que nous porterons au Christ. La foi c’est un Christ à aimer par-dessus tout.
Jésus nous demande ici en quelque sorte, comme il l’a fait avec Pierre : « m’aimes-tu plus que ceux-ci ? ». C’est à dire me mets-tu à la première place dans ta vie, ou bien est-ce que je viens après tout le reste, quand tu as le temps, le besoin ou l’envie ?

En fait, Jésus ne veut prendre personne de court. Il prévient. Il nous prévient que, passé l’enthousiasme du départ, vouloir être son disciple c’est aller comme lui jusqu’au bout.

Et c’est là où pour nous le bât blesse, c’est que nous avons l’impression que le Christ est exclusif, il veut que nous l’aimions lui seul, au détriment des autres. Dans l’Evangile Jésus ne demande pas de ne pas aimer nos parents, nos frères et sœurs, nos amis, nos voisins. Tout le message de sa vie, sera précisément de nous amener à aimer vraiment les autres jusqu’à donner sa vie pour eux, s’il le faut. C’est ce qu’il a fait.

Ce que veut Jésus c’est que nous le laissions nous aimer le premier, pour que nous apprenions de lui à aimer vraiment.
Nos affections sont limitées et imparfaites. Elles sont presque toujours mêlées d’égoïsme. Le Seigneur nous demande d’accueillir son Amour, pour apprendre à aimer comme lui, de manière gratuite et désintéressée.
En l’aimant lui, en nous ouvrant à son amour, naîtra en nos cœurs une capacité d’amour qui dépassera tout ce que nous aurions pu vivre, offrir uniquement par nous-mêmes.

La foi et l’amour voilà l’équipement primordial et nécessaire pour celui qui veut être disciple du Christ.
Mais la foi et l’amour impliquent de vrais renoncements et c’est peut-être ce qui est le plus dur pour nous.
Celui qui a aimé une fois dans sa vie sait à l’intime de lui-même que l’amour ne va jamais sans des renoncements. Aimer, c’est choisir et choisir, c’est renoncer. Et nous pouvons dire la même chose pour la foi.

Les chrétiens, quel que soit leur état, ont le même objectif : suivre Jésus, s’attacher à lui, apprendre de lui, dans la foi, à aimer comme lui.
La difficulté c’est qu’on pense qu’en donnant la première place à Jésus on perdra tout. C’est tout le contraire.
Le pape Benoit XVI à la suite de Jean-Paul II nous le disait : « « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie. » disait Benoit XVI lors de son discours inaugural (24 avril 2005)
En donnant la première place au Christ nous sommes transformés et avec l’aide de sa grâce, nous pouvons aimer vraiment nos parents, nos proches, nos amis, ceux qui nous entourent.

Une vie qui a du sens c’est une vie qui se laisse conduire par le Christ. C’est une vie qui sait d’où elle vient et où elle va. C’est une vie qui ne reste pas enfermée sur elle-même mais s’ouvre à Dieu pour que par lui elle parvienne à l’amour parfait.

« Si quelqu’un… » dit Jésus. Par cette phrase il nous interpelle, chacun en particulier. Il attend de nous une réponse qui nous engage personnellement.

Mais nous ne pouvons arriver seuls à vivre à la suite du Christ. Nous avons besoin des uns et des autres. Prêtres, religieux, et laïcs nous nous portons mutuellement, nous progressons collectivement.
C’est ensemble, en Eglise que l’on avance à la suite du Christ. C’est soutenu par l’action, la prière, la foi des uns et des autres que nous grandissons.

Je n’ai pas choisi les textes d’aujourd'hui, et pourtant ils sont en résumé le but de la vie chrétienne. Et c’est ce que j’ai essayé de partager et de vivre avec vous, plus ou moins bien, durant ces 5 ans.
La foi et l’amour doivent être au cœur de notre vie, ils doivent animer notre vie. Sans eux nous ne pouvons pas être chrétien.

C’est cette foi et cette amour que je souhaite à chacune et à chacun de vous. Une foi et un amour qui comblent la vie.

Le 8 septembre nous célébrons habituellement le jour de la naissance de la Vierge Marie. Marie a reçu de son Fils cette mission toute particulière de nous accompagner, de nous guider.
Demandons-lui, aujourd'hui et demain, de nous rendre accueillant à la grâce de Dieu.
Ainsi l’Esprit-Saint fera de nous de vrais disciples du Christ, heureux d’être aimés tels que nous sommes.
Amen !

 

 

Mot d’au revoir

Je vous l’avoue, et vous en doutez, (vous le voyez), dire aurevoir c’est pour moi quelque chose de difficile.
Je veux faire de ce moment, comme de toute la messe que nous venons de vivre, une action de grâce, remercier Dieu et à chacun de vous pour ce que j’ai vécu sur notre paroisse Saint-André-Hubert-Fournet.

Je me souviens encore très bien de ma première messe, ici dans cette église. C’était le 7 septembre 2014. A un jour près cela faisait 5 ans.

Je reconnais que c’était par obéissance à mon évêque que je venais dans cette région que je ne connaissais pas, vers des personnes que je n’avais jamais rencontrées.
C’était le temps de la création de la grande paroisse. De 4 secteurs vous passiez à une seule paroisse avec 18 clochers. C’était pour vous et pour moi une nouvelle aventure qui commençait.
Il nous a fallu cheminer tous ensemble pour donner vie à cette grande paroisse. Nous avons dû faire connaissance, créer des liens entre les clochers, chercher à vivre une certaine unité. Nous avons fait un bout du chemin, il vous en reste encore à faire.

C’est tous ensemble, avec les charismes de chacun que nous avons pu mettre en place cette nouvelle paroisse
Sans votre aide et votre soutien je n’aurais rien pu faire.

Merci pour tout ce que nous avons vécu et réalisé ensemble.
Merci à vous, mesdames et messieurs les maires et les élus. Je crois que notre collaboration a été fructueuse. J’en garde un excellent souvenir.
Merci à tous ceux qui se sont lancé dans l’aventure avec moi, qui se sont engagés sur la paroisse.
Merci au P. Hermann, et avant lui, au P. Roger, pour leur confiance et leur aide si précieuse. Ils ont été pour moi des frères dans le sacerdoce.
Merci à chacun de vous pour vos marques d’amitiés, votre soutien et votre prière.
Merci pour toutes ces rencontres qui m’ont comblé.
Merci à vous tous présents ou absents.

Je veux encore remercier le Seigneur de m’avoir appelé à cette belle vocation sacerdotale. Sans ce don, je n’aurai jamais pu connaître toutes ses joies.

Maintenant je suis appelé à quitter cette terre du Poitou qui était devenue mienne et que j’ai aimé servir. Je m’en vais, non à ma demande, mais parce que l’Eglise le désire. Et j’espère trouver, là où je suis nommé, autant de joie qu’ici.

Vous allez continuer votre route avec le P. Gérard GALLY. Accueillez-le comme il se doit, soutenez-le, aidez-le, aimez-le. Ne nous comparez pas. Il a d’autres capacités et qualités que les miennes. Il vous fera emprunter des voies nouvelles que vous n’auriez pas connues si j’étais resté.

Il y a un lien qui ne se brisera jamais entre nous c’est celui du Christ.
Priez pour que je continue à accueillir chaque jour davantage la volonté du Seigneur et à remplir toujours mieux ma mission sacerdotale.
Je ne vous oublierai pas dans ma prière, et demande à Dieu le meilleur pour chacun de vous.

En ce jour de la nativité de Marie, je confie chacun de vous et toute la paroisse à son intercession ainsi qu’à celle de saint André-Hubert.

Et que le Seigneur vous bénisse tous et vous garde, afin que vous marchiez dans la joie, sous son regard d’amour.
Amen

 

 

 

plusieurs dimanches nous écoutons le chapitre 6 de l’Evangile selon saint Luc, où Jésus nous donne des conseils pour le suivre et faire partie de ses disciples.
Ainsi après avoir entendu les Béatitudes et l’invitation à aimer nos ennemis, aujourd'hui l’Evangile nous propose trois petites paraboles de sagesse.
Je voudrais examiner avec vous les recommandations que Jésus nous donne à travers elles et dénoncer quelques erreurs d’interprétations de ces paraboles.

Jésus commence par dire : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? »
Cela est évidemment question de bon sens, un aveugle n’est pas le meilleur guide pour un autre aveugle, surtout si aucun ne connaît l’itinéraire !
Le chemin dont il s’agit ici est bien sûr spirituel. C’est de la vie à la suite du Christ, de la vie chrétienne dont Jésus nous parle.

Nous pourrions penser que Jésus nous dit ici, que rien de ce qui existe ici-bas ne peut nous aider, et donc qu’il nous invite à ne pas avoir d’autre guide, sur notre chemin de vie chrétienne, que nous-mêmes, comme si nous étions directement connecté à l’Esprit-Saint ?
Un adage dit « un chrétien isolé est un chrétien en danger ». Et c’est bien vrai.
Nous, les chrétiens, avons peut-être oublié l’importance d’être aidé, guidé par l’enseignement et l’exemple des autres.
Les acteurs, les sportifs, les musiciens savent bien qu’ils ne parviendront pas au sommet de leur art sans un coach pour les y aider. Sans guide nous ne donnerons pas le meilleur de nous-mêmes.
Mais il faut, nous dit Jésus aujourd'hui, ne pas choisir un aveugle pour nous guider.

Faute de bons maîtres, certains, jeunes ou plus anciens, s’attachent à ceux qui font le buzz sur les réseaux sociaux, ou aux idoles de l’audiovisuel.
Si nous choisissons de tels aveugles pour nous guider, il ne faut pas s’étonner de ne pas progresser dans notre vie personnelle et/ou spirituelle.

Jésus nous invite à avoir pour guide quelqu’un qui y voit clair.
Demandons-nous quel est aujourd'hui notre guide sur notre chemin de vie chrétienne ?

C’est là qu’intervient le deuxième conseil de Jésus : « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère »

Jésus, comme toujours avec les paraboles, force ici le trait. Nous savons combien une poussière gêne déjà pour voir, alors une paille qu’est-ce que ça doit être, et ne parlons pas d’une poutre !
Dans tous les cas, il s’agit de comprendre l’effet produit : celui qui a une poutre n’y voit rien, et pourtant, dans la parabole, il voudrait pointer chez les autres ce qui ne va pas.

Nous pourrions croire qu’ici Jésus nous invite à renoncer à aider les autres. Que nous avons tous une paille, ou même une poutre dans l’œil qui nous rend aveugle et incapable d’aider notre prochain.
Avancer dans la vie chrétienne ne peut pas se faire dans le désintéressement de ce que les autres peuvent vivre. L’indifférence du sort des autres n’est pas chrétien.

Or, ce que Jésus pointe ici, c’est donc la manière dont cela peut être fait. Avertir quelqu’un de son égarement, sans s’en être détourné soi-même, relève de l’hypocrisie.
Nous ne pouvons pas aider quelqu’un si nous sommes nous-mêmes aveugles de notre condition.
Jésus nous invite bel et bien à enlever la paille dans l’œil de notre frère, c’est un devoir de charité.
La véritable correction fraternelle est un devoir chrétien qui demande tact, délicatesse et surtout bienveillance.
Mais Jésus nous dit aussi, qu’il nous faut être conscient de notre condition de pécheur et donc qu’il nous faut nous corriger en enlevant en priorité la poutre qui est dans notre œil.
Jésus nous invite à faire les deux : nous convertir et aider nos frères, notre prochain mais avec bienveillance, bonté.

Demandons-nous si nous avons le souci de notre conversion et de celle de nos frères et sœurs ?

Et nous arrivons au troisième conseil de Jésus : «  ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais »
La bonté, la bienveillance est peut-être ce qui résume tout l’Evangile d’aujourd'hui.

La parole de celui qui se considère parfait est souvent blessante. Toute invitation à la conversion doit venir d’un cœur empli de bonté.
Souvenons-nous de ceux qui nous ont marqué, guidé sur le chemin de la foi. Ils n’étaient pas forcément les plus savants, les plus riches, mais ils avaient mûri dans la confiance en Dieu, traversé des épreuves et appris à être bons et charitables.
Ceux-là avaient enlevé toute arrogance, toute suffisance à leurs paroles. Ils s’exprimaient avec humilité sans culpabiliser leur interlocuteur.

Ce qui n’empêche pas que cette bienveillance puisse parfois se conjuguer avec une certaine exigence. C’est bien ainsi que Jésus a agi.
Par exemple, avec la femme adultère nous voyons toute la bienveillance, la bonté du Christ. Lui qui n’est pas aveugle, ne réduit pas cette femme à son péché : « Moi non plus, je ne te condamne pas. » lui dit-il. Il lui enlève ce poids dans son cœur, cette paille en son œil, mais il ajoute encore cette exigence : « Va, et désormais ne pèche plus. »

Jésus nous fait comprendre aujourd'hui que si l’on veut enseigner, il faut d’abord se faire disciple.
Si l’on veut aider l’autre à se convertir, il faut soi-même se convertir.
Et pour produire de bons fruits, il convient de changer notre cœur, notre regard, il faut être soi-même bon.

En se faisant homme, notre Dieu nous a donné son amour.
Il nous a témoigné toute son attention, sa disponibilité, sa bonté.
C'est à présent à nous de faire preuve de ces mêmes qualités envers nos frères.

A l’imitation de Marie, et avec son aide, puissions-nous laisser l'Esprit Saint travailler en nos cœurs.
Qu’il les remplisse de sa bonté et sa douceur.
Demandons au Seigneur Jésus, qui vient en nous dans l'Eucharistie, de faire de nous de vrais disciples selon son Cœur.

 

 

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