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Les lectures d’aujourd'hui nous invitent à nous pencher sur la question de la répudiation.
Des pharisiens viennent questionner Jésus. Ce n’est pas pour savoir ce qu’il pense sur le sujet, mais comme nous le dit saint Marc c’est « pour mettre [Jésus] à l’épreuve ».
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » demandent les pharisiens.
Jésus est piégé, c’est une question très discutée à son époque et deux camps s’opposent.
Si Jésus répond que le mari ne peut pas répudier sa femme pour n’importe quel motif, on l’accusera de ne pas respecter les prescriptions de Moïse, de laxiste, et une partie du peuple juif sera contre lui.
Si, au contraire, Jésus dit qu’on peut répudier sa femme, alors il se mettra à dos l’autre partie du peuple juif et on le traitera d’homme peu zélé pour la Loi.

« Est-il permis ? » c’est comme cela que les pharisiens s’adressent à Jésus.
Ils se situent dans le permis - le défendu. Comme si Dieu permettait certaines choses, ou interdisait certaines autres, un peu à sa guise.
Jésus ne se situe pas dans le permis et le défendu. Pour lui la question est mal posée. Ce que veut Jésus, dans chacune de ses interventions c’est révéler l’homme à lui-même, lui faire connaître la grandeur de sa dignité, la beauté de sa vocation.

Nous aussi parfois nous aimerions que le Christ, que l’Eglise permettent certaines choses qui aujourd'hui encore sont interdites. Mais l’Eglise s’inscrit à la suite du Christ. Sa vision n’est pas celle du permis/défendu. L’Eglise ne cherche pas à permettre certaines choses et à en défendre d’autres choses, ce que veut l’Eglise c’est que l’homme vive selon sa vocation, en conformité avec ce qu’il est, qu’il grandisse en humanité, et il y a des choses qui le permettent et d’autres pas.

Dans ce sens, tous les derniers papes invitent à redécouvrir l’écologie humaine.
L’écologie humaine c’est la science qui étudie l’homme et son environnement, sa biologie, son humanité, et ses actions.
Le pape François en parle à plusieurs reprises dans son encyclique « Laudato si ! » sur la création. Une autre fois lors d’une audience générale, il alertera en disant : « Nous vivons actuellement un moment de crise ; nous le voyons dans l’environnement, mais surtout, nous le voyons dans l’homme. La personne humaine est en danger : cela est certain, la personne humaine aujourd’hui est en danger, voilà l’urgence de l’écologie humaine ! Et le danger est grave, parce que la cause du problème n’est pas superficielle, mais profonde : ce n’est pas seulement une question d’économie, mais d’éthique et d’anthropologie. » (Audience générale – 52 juin 2013)

Benoit XVI quant à lui affirmera : « Le vrai progrès doit être intégral et humain; il ne peut pas nier la vérité sur l'être humain et doit toujours tendre à son bien authentique... » (2/10/2009 – Benoît XVI à l’ambassadeur des Etats-Unis).

Ce que l’Eglise propose à l’homme en chacun de ses discours, ce qu’elle propose dans sa doctrine ou sa morale, c’est le bien intégral et authentique de l’homme, c’est la vérité sur l’être humain. S’il lui arrive de dire que nous ne devons pas agir
de telle manière, ce n’est pas une décision arbitraire, ou en édictant des règles injustifiées, c’est à la lumière de la révélation, c’est à la lumière de ce que le Christ nous a révélé de l’homme.

Un micro est programmé pour diffuser le son. Si on se met à enfoncer des clous avec, on le casse.
L’homme est appelé à vivre selon ce qu’il est, selon sa dignité, sa grandeur, il est appelé à vivre comme image de Dieu. Lui offrir autre chose, lui proposer autre chose c’est perdre le sens de ce qu’il est, de sa dignité, et c’est en quelque sorte à la longue le casser.

Il est vrai que certaines paroles du Christ, ou de l’Eglise, nous paraissent parfois difficiles, trop exigeantes à vivre. Rappelons-nous que ce qui nous est proposé c’est toujours un chemin. Un chemin qu’il nous faut essayer de vivre, un chemin que toute la vie ne suffit pas à découvrir, à comprendre. Il nous arrive tous de tomber sur ce chemin. A l’exemple du Christ, lorsque l’on tombe, le plus important c’est de se relever et de repartir.

Revenons à notre texte d’Evangile.
A la question du permis et défendu Jésus ne répond donc pas vraiment, il élève le débat.
« Au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. [Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc,] ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! ».
Jésus se situe au niveau de la vocation de l’homme.
Entre l’homme et la femme nous ne sommes pas dans l’ordre d’un simple contrat, mais nous sommes au niveau du mystère de l’homme, mystère de Dieu.
Jésus révèle ici qu’il y a en chacun de nous quelque chose de plus grand que nous, quelque chose qui nous dépasse.
Quand les époux échangent entre eux, quand ils se pardonnent, quand ils se donnent l’un à l’autre, leur amour n’est plus simplement le leur, il est l’œuvre de Dieu et il est participation à l’amour de Dieu.
« Ce que Dieu a uni, [que l'homme ne le sépare pas !] » La vocation de l’homme est grande, elle est divine.
L’amour des époux est appelé à être celui-là même de Dieu, leur union est appelée à révéler aux hommes l’alliance de Dieu et des hommes. C’est ce que développera saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens (cf. Ep 5).
Jamais Dieu ne rompra l’alliance avec les hommes, jamais le Christ n’abandonnera son Eglise. L’homme et la femme pour vivre à l’image de Dieu ne peuvent rompre l’alliance qu’ils se sont donnée.
Les époux sont appelés à réaliser déjà ici-bas quelque chose du Royaume de Dieu.

L'Evangile de ce jour finit par l’accueil des enfants. Les enfants nous invitent à la confiance, la disponibilité, la simplicité que nous devrions avoir vis à vis de Dieu. Jésus nous demande de ressembler aux enfants, car comme eux il faut accepter de ne pas s'appuyer que sur nos propres forces.

Aujourd'hui nous fêtons Notre-Dame du rosaire. Il n’est certainement pas anodin que tous les papes, et même la Vierge Marie lors de ses apparitions, invitent à la prière du chapelet. Cette prière est celle des pauvres, des petits, de ceux qui désirent un cœur d’enfant.

Quel que soit notre état de vie, sachons que Dieu a un projet pour nous. Ne faisons pas obstacle à Dieu, laissons-le nous transformer.
Nous sommes tous enfants de Dieu, acceptons véritablement que Dieu soit pour nous un Père aimant, acceptons d’être ses enfants.

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