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Si l’on regarde dans un dictionnaire, le mot religion désigne le rapport, la relation que l’homme a avec Dieu.
Dans la période antique on considérait que tout ce qui pouvait arriver provenait des différentes divinités.
Astérix et Obélix, par exemple, avaient peur que le ciel ne leur tombe sur la tête s’ils mécontentaient leurs dieux.
Ainsi, si un malheur, une catastrophe survenait, c’était parce que les dieux étaient en colère. Il fallait alors les apaiser par des présents, des sacrifices, qui pouvaient aller, pour les plus grands dieux, jusqu’à des sacrifices humains.

La relation avec Dieu était donc de l’ordre du donnant-donnant : je te donne quelque chose (un sacrifice, une offrande) et en échange tu me m’accordes ta protection, ta bienveillance, la victoire sur mes ennemis. Nous sommes sur le registre du marchandage.

Cette vision de la religion nous l’avons parfois nous aussi lorsque nous prions Dieu uniquement lorsque nous avons besoin de lui. Nous venons lui offrir une prière, un cierge, ou je ne sais quoi, et en échange nous lui demandons de nous exaucer. Et quand tout redevient normal, nous nous empressons de l’oublier. Cette relation à Dieu est un peu limitée, me semble t- il.

A l’époque de Jésus, les juifs pratiquaient leur religion d’une autre manière. Pour eux, le coeur de la religion juive se limitait à obéir aux commandements. Ils pensaient que s’ils voulaient vivre en communion avec Dieu ils devaient suivre les commandements que Dieu leur avait donnés.
Mais le problème c’est qu’il y avait beaucoup de commandements, on en comptait 613 : 365 interdits (un pour chaque jour) et 248 obligations.
Il était impossible, même pour un juif très motivé, de tous les appliquer. Alors les spécialistes, dont les scribes, discutaient pour savoir quels étaient les commandements qu’il fallait impérativement suivre, et ceux que l’on pouvait laisser.
C’est dans ce cadre que le scribe de l’Evangile interroge Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? ».

Pour répondre au scribe Jésus se réfère à la bible, il cite un passage du Deutéronome, passage que les juifs, aujourd’hui encore, récitent 3 fois par jour : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force » (Dt 6, 4).
Puis il cite un autre passage de la bible, du Lévitique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18).

Pour Jésus voilà donc le cœur de la religion : l’amour. Celui qui se dit croyant, qui veut vivre en croyant doit tout simplement aimer : aimer Dieu, aimer son prochain.
Ce n’est pas donc pas en offrant des sacrifices, ce n’est pas non plus en obéissant à des commandements, c’est seulement en aimant que nous entrons en communion avec Dieu, et reprenait le scribe cela « vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. ».

Voilà qu’aujourd'hui l’Evangile nous fait découvrir « le centre de la foi chrétienne », « le choix fondamental de la vie chrétienne » (Deus Caritas Est - N°1 – Benoit XVI). Vivre en chrétien c’est aimer Dieu et son prochain.
Dieu n’est donc pas quelqu'un à satisfaire par des sacrifices, des offrandes ou même des prières, c’est quelqu'un à aimer. Dieu est une personne qui nous aime et qui demande en retour que nous l’aimions.
La relation avec Dieu n’est pas de l’ordre du donnant-donnant : je te donne une prière tu me donnes ce que je te demande. (cf Marchandage avec Dieu)
La relation à Dieu n’est pas non plus de l’ordre de l’obéissance à des commandements.
La relation avec Dieu est uniquement, une relation d’amour

Lorsque nous aimons vraiment, nous n’agissons pas par obligation, mais parce que notre désir est de rencontrer, de faire plaisir à celui que nous aimons.
Ainsi par exemple je ne vais pas à la messe parce qu’il le faut, parce que c’est obligatoire, mais parce que je désire rencontrer celui qui m’attend, qui m’aime et que j’aime.
Et Jésus précise que nous ne devons pas aimer Dieu seulement un peu, mais « de tout [notre] coeur, de toute [notre] âme, de tout [notre] esprit et de toute [notre] force ».
Pourquoi nous demande-t-il un amour si grand pour lui ? C’est tout simplement parce que si l’on aime vraiment on aime sans mesure : « la mesure d’aimer et d’aimer sans mesure » écrivait saint Bernard.

Jésus nous rappelait également dans l’Evangile que l’amour de Dieu ne peut pas être séparé de l’amour du prochain.
Comment en effet aimer Dieu sans aimer ceux pour qui Il a été jusqu’à donner sa vie ?
Comment pouvons-nous dire aimer Dieu et haïr ceux que Dieu aime plus que nous pouvons imaginer ?
Il y aurait quelque chose qui n’irait pas dans notre relation à Dieu. Saint Jean résume ainsi : « Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. » (1Jn 4, 20).

Mais aimer, aimer vraiment, c’est difficile. Il nous arrive de vouloir aimer mais d’écarter les exigences d’un amour véritable. Nous refusons parfois de choisir, de prendre les moyens, d’aimer vraiment.
Pour aimer Dieu, et de plus en plus, il faut le vouloir, il faut apprendre à le connaître, il faut le rencontrer. Si nous le lui demandons lui-même nous donnera la force d’aimer.

L’eucharistie est par excellence le sacrement de l’amour. Dans l’eucharistie c’est Jésus qui se donne à nous par amour pour nous. Avec l’eucharistie Jésus veut nous entraîner dans son élan d’amour. (Benoît XVI nous le rappelait encore dans son encyclique).
Nous qui venons aujourd’hui puiser au sacrement de l’amour, ouvrons notre cœur au Christ. C’est dans la mesure où nous accepterons d’accueillir l’amour que Dieu nous offre, que nous serons en mesure nous aussi d’aimer Dieu et nos frères.
Nous ne pouvons donner que ce que nous recevons. Dieu est la source de l’amour, sachons lui faire une grande place.

Si nous cherchons comment vivre en chrétien, nous avons aujourd’hui la réponse, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous dirait : « il suffit d’aimer », et saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux. Si tu te tais, tais-toi par amour, Si tu parles, parle par amour, Si tu corriges, corrige par amour, Si tu pardonnes, pardonne par amour. Aie au fond du cœur la racine de l'amour : De cette racine, rien ne peut sortir de mauvais. »

Commentaires  

#1 Greta 13-11-2018 21:59
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