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« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. »
Cette interpellation de Jésus envers Marthe peut paraître bien injuste. Marthe fait le maximum pour bien le recevoir, elle se démène pour lui, et il semble lui reprocher de trop en faire.
Il faut pourtant bien qu’elle s’occupe de l’intendance s’il veut avoir quelque chose à manger.

Jésus poursuit : « Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
C’est donc sur cette meilleure part qu’il nous faut nous arrêter. Essayons ensemble de comprendre ce qu’elle peut bien être.

Tout d’abord remarquons que Jésus ne reproche pas à Marthe de s’occuper du service, mais de se laisser accaparer par celui-ci.
Elle est si agitée, si inquiète que la seule chose dont elle se préoccupe c’est du repas. Le service qui était un moyen devient une fin.
Jésus, l’hôte qui devait être accueilli, n’est plus au premier plan, le service a pris toute la place.
En quelque sorte, préoccupé par ses soucis matériels, le cœur de Marthe en vient à être fermé aux autres.

Jésus ne lui reproche donc pas de prendre soin de lui, il ne dit pas que ce qu’elle fait est mal, il l’invite seulement à mieux faire, à prioriser ce qu’elle fait.

Et c’est là que se situe la meilleure part : être avec le Christ, se mettre à son écoute.
Marthe doit faire ce qu’elle a à faire mais sans oublier l’essentiel : le temps offert pour le Christ.

L’Evangile de ce jour nous rappelle ainsi que la vie du disciple du Christ doit contenir deux attitudes : l’accueil du Christ (c'est aussi son écoute) et le service. Il ne doit pas y avoir d’un côté le Christ et de l’autre le service, mais les deux doivent cohabiter.

Car cette présence du Christ, son écoute qualifie et donne sens à chacune de nos activités.
Un jour une mère de famille a écrit : « Je fais l’expérience que plus j’ai d’activités, plus je rencontre de gens, plus je suis occupée. En un mot, plus il y a d’action dans ma vie, plus j’ai besoin d’un temps de prière pour confronter tout cela, silencieusement, avec l’Evangile. Dans le tohu-bohu de l’action, je risque de ne plus bien voir ce que je fais et comment le faire. Je veux m’arrêter un moment pour prier… écouter… et quand je reprends mon travail, il a un autre sens, un autre goût. »

Plus nous avons d’activités, plus il nous faut nous assoir aux pieds du Christ et l’écouter.
Plus nous avons de choses à faire plus nous devons apprendre à être avec Lui.
C’est aussi une leçon que nous laisse Mère Térésa. Un jour une de ses sœurs se plaignait d’avoir trop d’activité. Alors elle demande à Mère Térésa de pouvoir diminuer le nombre d’heures de prière pour être davantage au service des pauvres. Mère Térésa vit le danger de cette sollicitation, elle lui répondit qu’au contraire il faudrait augmenter son temps de prière.
Sans être aux pieds du Christ nous tombons dans l’activisme, notre travail perd de son sens, nous faisons pour faire, nous nous agitons sans voir que par notre action, dans notre action, nous devons nous tourner vers Dieu, l’accueillir davantage

C’est parce que Mère Térésa a passé de longues heures aux pieds du Christ qu’elle a su avoir un regard sur chaque homme qui dépasse le simple aspect extérieur. Elle savait reconnaître dans le pauvre, sans belle apparence, celui qui est aimé de Dieu, son frère, celui qu’elle était appelée à aimer avec Dieu.

Car c’est là encore une grâce de s’assoir au pied du Christ et de se mettre à son écoute, nous apprendre la chose la plus importante qu’il soit : l’amour.
Dieu agit en aimant, et en nous mettant à son école, en l’accueillant, il nous apprend à faire comme lui, il nous donne la force d’aimer comme lui.

Dans l’évangile d’aujourd'hui Jésus ne nous invite pas à choisir entre Marthe et Marie, entre l’activité et la contemplation, mais à être les 2 à la fois.
A l’exemple de saint Ignace de Loyola, nous devons être « contemplatifs dans l’action et actifs dans la contemplation », afin de pouvoir apporter aux autres la « contemplation » de notre vie : Dieu, sa vérité et son amour.

Nous avons à être à la fois Marthe et Marie.
Marthe, parce qu’aucun de nous n’est dispensé d’activité, entre autres de cet accueil hospitalier dont nous parlait la première lecture, qui nous permet d’accueillir à travers l’autre Dieu lui-même.
Et Marie, parce que chacun est invité à vivre dans la lumière de Dieu, à vivre en sa présence, à être avec lui.
Marthe et Marie, à elles deux, sont le portrait du parfait disciple de Jésus : l'écoute de la Parole et le service de l'autre. La prière et l'action. Jamais l'un sans l'autre.

Asseyons-nous au pied de Jésus comme Marie, écoutons-le nous parler et nous apprendrons à distinguer le superflu du nécessaire, l’illusoire du permanent, l’éphémère de l’éternel.
Accueillons le Christ en chaque instant, vivons nos actions avec lui, et il nous apprendra le plus important : mettre l’amour dans toutes nos actions.

Pour vivre en chrétien, il ne s’agit pas de saupoudrer un peu de spiritualité sur nos activités, mais de permettre au Seigneur de pénétrer chacune d’elle, de venir en notre âme, en notre cœur, et ainsi de le laisser transformer toute notre existence.

Aujourd’hui, par l’eucharistie que nous vivons, Jésus vient nous visiter, il veut venir chez nous, en nous.
Il veut nous donner de vivre et d’expérimenter l’abondance de son amour, il vient nous réconforter, il vient nous combler de sa grâce.
Recevons-le humblement, non pas seulement dans notre maison, mais dans notre cœur, il veut y faire sa demeure et faire de nous des vrais témoins de sa présence et de son amour dans le monde.

 

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