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LES EGLISES SAINT HILAIRE DE LESIGNY 

Au XII ème siècle, en l’an 1185, était consacrée la première église de Lésigny sous le vocable de Saint Hilaire ( sanctae Hilari de Lusiniaca - nom latin de Lésigny )

Cette dernière était située en amont de l’église actuelle, empiétant sur ce qui est de nos jours la grand’rue. Orientée ouest pour l'entrée, le centre de l’édifice se trouvait a une distance d’environ 45 mètres en aval de la fontaine et présentait une emprise au sol d’environ 312 m2 (soit en gros 26x12 m). Couverte de tuiles plates nous sommes en droit de supposer qu’elle possédait un clocher puisque dotée d’une cloche bénie le 29 mars 1705 sous le nom de Marie Madeleine. Bien que les documents concernant cette église soient plutôt restreints, on sait qu’elle possédait une crypte dans laquelle furent inhumés (entre autres) : le 16 mai 1767, Gaston Sicard, père du curé de la paroisse, le 28 novembre 1713, Messire Isaac Senné, curé de la paroisse, âgé de 57 ans, d’autres dans le chœur de l’église, dont Percevault Sergent à la Boutelaye.

Une particularité attachée à cette église : en septembre 1663, le pape Alexandre VII octroie l'indulgence plénière aux fidèles assistant à la fête de Saint Hilaire dans cette église de Lésigny ; une ombre au tableau: depuis 1801 l’on constate un mauvais état général de la construction allant se dégradant au fil des ans et, le 23 septembre 1854, un rapport de l’architecte du Département, Monsieur Dublin, qualifie l’église de « RUINE IMMINENTE» ce qui va amener Monsieur le Préfet de la Vienne à ordonner la FERMETURE IMMEDIATE de cette dernière ; un expert désigné par le Sous Préfet affirme qu’une remise en état complète « dépenserait une somme irraisonnable sans rapport avec la valeur de l’édifice et les revenus de la commune » FAUT IL RECONSTRUIRE ? Déjà, le 2 décembre 1810, Maillet, maire de Lésigny, avait demandé une aide financière au sous Préfet laquelle lui avait été refusée. Dès lors, l’église est donc vouée à la démolition ! Cette dernière s’opère sans concertation aucune, dans la plus grande pagaille. Rien, sinon peu de choses seront archivées ou sauvegardées et il n’existe aucun document relatant avec précision cette démolition. Cependant, un archéologue du Grand Pressigny, le Docteur Léveillé, fouillant les gravats de cette ancienne église, découvrit en 1867 une Piéta présentant des traces de polychromie faisant partie d’un ensemble de bas relief. Cette œuvre est visible au musée des beaux arts de Tours.

Une précision concernant la vie religieuse : entre la suppression de l’ancienne église et l'utilisation de l’église actuelle (non achevée) les offices religieux se déroulaient dans « la grande halle », propriété de Mr de Lussac, achetée par la mairie en 1856. La page est tournée… Lésigny est sans église… pour combien de temps ? Doit on la remplacer ? Afin de tenter de répondre à cette dernière question une enquête est menée ouverte par la Préfecture. Pour la population, le Conseil de Fabrique et le Conseil Municipal la réponse est OUI (à l’exception de 2 conseillers ayant voté contre ). On va donc construire une église nouvelle dont le projet est accepté par décision Préfectorale du 21 octobre 1855. Décision précisant que la population Lésignoise étant très pratiquante, cette dernière « devra être suffisamment vaste pour être en état d ‘accueillir environ 650 âmes tous bons Chrétiens et pratiquants » (suite à la mise en service du pont sur la Creuse en 1836, Lésigny comptait 968 habitants au recensement de 1846. CONSTRUIRE UNE NOUVELLE EGLISE ? OUI , MAIS A QUEL ENDROIT ? C’est alors le début d’une longue série de malentendus les plus divers tant les avis divergent sur le choix de l’emplacement. Afin de faire avancer le projet il est alors soumis à la population un choix de quatre emplacements différents situés dans le bourg sur lesquels l’église pourrait être édifiée. L’idée est fort louable mais c’est sans compter avec les appétits financiers des différents propriétaires de ces emplacements (dont certains « notables ») Le projet reste donc bloqué malgré les interventions de l’Evêque et du Prefet. Le climat est lourd ! Fatigué de cet état de choses, un conseiller municipal François Boutin, aubergiste dans la basse rue (rue du moulin ) fait part par écrit, le 29 janvier 1858 de son intention de la donation d’un pré lui appartenant et sur lequel pourrait être construite l’église actuelle. Après âpres discutions l’offre est acceptée et la donation à lieu le 3 septembre 1858 au grand dam de quelques Lésignois « bien pensants » Certains affirmant « qu’en ces lieux l’eau étant au ras du sol l’église serait engloutie à brève échéance « LA CONSTRUCTION PEUT DONC DEMARRER … Déjà, le sous Prefet avait donné son accord pour cette construction suivant plans et devis réalisés par l’architecte Godineau de la Bertonnerie soumis en 1851 au cahier des charges de Fradin, maire de Lésigny, contresigné par le Prefet puis de Cardejac architecte à Chatellerault. Enfin, le 29 avril 1866 à lieu l’adjudication. Un seul adjudicataire: le Sieur Vincent Dechêne, entrepreneur à Preuilly s/claise qui remporte le marché pour la somme de 34.650 francs. Cette somme ne comportant pas l’édification du clocher qui avait été jugée irréalisable tant les budgets étaient serrés. Il en est de même pour les sacristies, chapiteaux, corniches et autres finitions. L’ensemble, terminé en 1885 atteindra alors un montant de 43.765 francs. A noter que les pierres proviennent des carrières des Pâtrières (Mr Savatier ayant été le « moins disant » lors de l’appel d’offres. Les travaux démarrent donc et la première pierre est posée le 7 septembre 1866 par le curé de Lésigny Joseph Boislabeille. La bénédiction se déroule le 8 décembre 1868 et la consécration, par l’evêque de Poitiers Mgr Pie, à lieu le dimanche 7 octobre 1873 (Baudau curé de Lésigny, Fradin Maire, Larcher adjoint)

L’autel, contenant les reliques de St Boniface et St Germain à été réalisé par souscription auprès des paroissiens de Lésigny. Démarche identique pour l’achat de la petite cloche, Claude Julie, bénite le 20 septembre 1891 par l’Abbé Maurin, doyen de Châtellerault (Duguet curé de Lésigny, Jules Savatier Maire)

LESIGNY POSSEDE MAINTENANT SA SECONDE EGLISE SAINT HILAIRE. Différents curés s’y succèderont, les offices s’y déroulant à un rythme soutenu (on y entretient toujours le culte de Ste Néomaye et St Blaise ). Les réfugiés de Bibiche viendront s’y recueillir durant la période 1939/45 et ND de Boulogne y fera étape le 24 mai 1944. 2015

EDIFICATION DU NOUVEL AUTEL. De taille modeste, dépouillé de tout luxe dans l’esprit de Vatican II, réalisé en « matériau noble » . C’est le projet cher au cœur du Père Jean Pierre Jammet desservant Lésigny. L’autel existant, du XIX ème siècle, étant lui, conservé à son emplacement initial. Ouvre du sculpteur Chauvinois Bruno Poullain, réalisé en pierre de Ste Croix de Mareuil (24) pour la couverture du livre et de Trévoux (86). Pour les pages, l’autel représente le Livre de la Parole et accueille, sous sa table de verre clair trempé de 12 mm en provenance des Ets Bourbon d'Yzeures s/creuse, une relique de Saint André Hubert Fournet. La consécration de cet autel à eu lieu le samedi 14 mars par Mgr. Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers en présence du Père J.P. Jammet, du Père Michel Chambragne, curé de la paroisse nouvelle de St André Hubert Fournet, des membres de la Communauté Locale, de Daniel Tremblais, maire et d'une nombreuse assistance

Michel Arnoul

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