confessionIl est possible d'absoudre collectivement des pénitents. Toutefois, les normes encadrant la pratique de l'absolution collective sont tellement restrictives qu'il n'est pas faux de dire que, a priori, on ne peut pas absoudre collectivement.
Un prêtre peut absoudre collectivement sans demander un aveu individuel des péchés. Mais cette absolution n'est licite que dans certains cas, la confession individuelle devant rester la norme. Voici les cas possibles :

     • en cas d'impossibilité physique ou morale ;
     • en cas de péril de mort ;
     • s'il y a pénurie avérée de confesseurs.


Notons qu'il appartient à l'évêque diocésain de juger de ces conditions, et non au prêtre seul qui devra informer au plus tôt son évêque s'il s'était trouvé dans une situation requérant une absolution collective. Les prêtres doivent de plus informer les fidèles des conditions de validité de cette absolution :
Quant aux fidèles, pour qu'ils puissent bénéficier de l'absolution sacramentelle collective, il est absolument requis qu'ils soient convenablement disposés, c'est-à-dire :

• que chacun se repente de ce qu'il a commis,
• qu'il se propose de ne plus retomber dans ces péchés,
• qu'il soit décidé à réparer les scandales et les dommages qu'il aurait pu causer,
• et qu'en même temps il ait l'intention de confesser, en temps voulu, chacun de ses péchés graves qu'il ne peut actuellement confesser de cette façon1.
De ces dispositions et de ces conditions, requises pour la validité du sacrement, les fidèles doivent être avertis avec soin par les prêtres.

Pour aller plus loin,(tous ces documents sont accessible sur internet) :

- Catéchisme de l'Eglise catholique N°1480 à 1484
- Code de droit canonique, canons 960 à 964
- L'exhortation post-synodale de Jean-Paul II « réconciliation et pénitence » (19845)
- Normes pastorales pour l'administration de l'absolution sacramentelle générale.

Nous devons être des interprètes remplis d'amour et de lumière de cette sagesse à travers le contact personnel que nous sommes appelés à établir avec nombre de nos frères et sœurs dans la célébration de la Pénitence. Je voudrais redire à ce sujet que la célébration personnelle est la forme ordinaire de l'administration de ce sacrement, et que c'est seulement en «cas de grave nécessité» qu'il est légitime de recourir à la forme communautaire de la confession avec absolution collective. Les conditions requises pour ce genre d'absolution sont bien connues, avec rappel en tout cas que l'on ne peut jamais se dispenser de recourir ensuite à la confession individuelle des péchés graves, ce que les fidèles doivent avoir le propos de faire pour que l'absolution soit valide
(cf. CÉC, n.1483). (Lettre de Jean-Paul II aux prêtres – Jeudi Saint 2002)

La semaine aux 3 vallées

horaires des messes