La ROCHE-POSAY SECTEUR des 3 VALLEES : Patrimoine Architectural

Saint Pierre de MAILLÉ

Clocher église de St Pierre de MailléSe situe aux confins du Poitou et du Berry. C’est une vaste commune de 7 500 hectares pour une population de 950 habitants. Son habitat est réparti entre Bourg et Bas Bourg, sur les deux rives de la Gartempe, et dispersé dans la campagne. La commune est née après la Révolution de la réunion de 2 paroisses : Saint Pierre, qui est l’église paroissiale, et Saint Phèle, qui appartient aux Filles de la Croix. Cette congrégation de femmes a été fondée en 1802 à Molante par St André Hubert Fournet, qui fut vicaire et curé à MAILLÉ avant sa retraite à La Puye, et Ste Jeanne Elisabeth de Béthines. Il faut aussi inscrire au patrimoine de cette paroisse : le père François Riom, mort martyr sur les Pontons de Rochefort et Mgr Maigret, sscc, premier évêque des Iles Sandwich.
Des édifices religieux, des bâtiments d’époque médiévale, des demeures prestigieuses (châteaux, manoirs) et des paysages variés constituent un patrimoine diffus, souvent méconnu et qui reste à découvrir.


BARROU


Barrou


Petite commune de 400 habitants célèbre par ses anciens habitats néolithiques :

sites des AYEZ, de l’ASSIGNAT et du MAUPAS ; de nombreux objets en pierre de taille, répertoriés, sont au musée du Grand-Pressigny.
Dans l’église, dédiée à Saint Maurice, on remarquera de beaux tambours de colonnes provenant d’un temple Gallo-romain dédié à Minerve (Voir d’autres éléments de ce temple, dans le musée gallo-romain d’Yzeures). On trouve également, dans cette église une magnifique cuve baptismale provenant de l’ancienne église tombée en ruine vers 1760. Des fouilles archéologiques de ce site ont été entreprises en 1965.

 

Deux statues sont à admirer :

  • celle de Saint Maurice en terre cuite du XVIIIème siècle
  • une autre en pierre dure du Grand-Pressigny. On pense qu’il s’agit de Sainte Maure

 

CHAMBON

Eglise de Chambon
Adossée au versant oriental de la vallée de la Creuse, la commune de Chambon occupe un site privilégié qui en fait un lieu agréable à vivre et à visiter.
L’occupation humaine y est très ancienne. Les archéologues ont choisi de caractériser l’ensemble des poteries du néolithique moyen découvertes en divers endroits du Bassin de la Loire par l’appellation de « Groupe de Chambon » par référence aux poteries découvertes aux « Chevrettes » dans la vallée.

Les paysages de Chambon sont variés et contrastés, de la large vallée de la Creuse aux zones boisées du plateau, invitant à la randonnée, à la découverte de panoramas et perspectives sur les habitats traditionnels regroupés en village.

Quelques édifices méritent l’attention, notamment l’église Saint-Paul avec son clocher massif construit au XIIème siècle dont l’histoire est reliée à celle de Jacques de MALLEMOUCHE qui aurait, selon la légende, assassiné le curé à cause d’une question honorifique dans l’église Saint CRESPIN qui fut, à la suite de ce drame, frappée d’interdit.

 

« Sans L ne plus Jacques de Mallemouche », Comme peine, Mallemouche devra restaurer l’église Saint Paul que nous connaissons. Voir le cartouche, qui se trouve au dessus de la porte de cette église, qui peut accréditer cette légende. :

 

« Sans L ne plus Jacques de Mallemouche »

 

 

 

MAIRÉ

Eglise de Mairé
Le site de Mairé a été habité dès la préhistoire comme l’atteste la présence de mégalithes et d’outils en silex en plusieurs endroits de la commune. Les gaulois y eurent des « ferrières », ancêtres des forges, et les romains y ont laissé d’importants vestiges (camp, thermes et voies) ainsi qu’un nom : Meriacum.

Deux édifices sont remarquables dans le bourg, ce sont l’église et une fontaine, toutes deux dédiées à saint Sylvain.

L’église présente deux styles différents : roman du XIIe et gothique du XIVe siècle. Le chœur de style ogival comporte deux arcs avec une clé de voûte portant les armoiries d’une des famillesChapiteaux Mairé seigneurs du lieu. Il est éclairé par un grand vitrail du XIXe représentant l’adoration des Mages.
La nef quant à elle, semble être un résumé de toutes les formes classiques des voûtes et arcs de l’art Roman ; on y voit coupoles, plein cintres, berceaux et d’autres formes plus rares, un peu comme si l’architecte avait réalisé là son « chef d’œuvre » pour être reçu dans la corporation.Chapiteau
La symbolique des éléments du bestiaire roman décorant les chapiteaux et modillons est expliquée par un document photographique mis à la disposition des visiteurs par une association amie : La Grange de Mercure .
Quelques statues anciennes et un beau baptistère ont aussi de l’intérêt. 

 

LA FONTAINE SAINT SYLVAIN, sur le chemin descendant au Port sur la Creuse, est aussi très ancienne et l’on sait que les romains utilisaient déjà son eau pour se soigner. Le fond du lavoir est constitué d’une seule pierre, sans doute un ancien mégalithe gaulois. La source sortait de terre par un petit édifice comportant une niche avec une statue du saint que l’on venait toucher pour obtenir des guérisons, notamment de maladies de peau et d’yeux. A une époque incertaine la statue fut transférée dans l’église où les pèlerins, avant leurs ablutions à la fontaine, se rendait pour un « vouillage » c'est-à-dire, probablement, faire un vœu au cas où ils obtiendraient ce qu’ils demandaient.
Au XIXe siècle, une restauration s’imposant des modifications importantes ont conduit à l’aspect actuel et la statue ancienne a disparu.

 

 

LÉSIGNY

Lesigny

Eglise Saint HILAIRE : La première église est construite au XIIème siècle en  1185 sous vocable : « Eglésia Sanctaé de L usiniaca».

En 1663, le pape Alexandre VII octroie aux fidèles assistant à la messe en cette église une indulgence plénière.

En 1854, l'église est fermée  Et rasée en totalité

Le 9 septembre 1866, c'est  la pose de la première pierre de l’église actuelle bâtie sur un terrain donné par un paroissien. Elle est consacrée le 7 octobre en 1873 par Mgr PIE (le futur cardinal) alors évêque de Poitiers qui offre à l'église un vitrail à ses armoiries.

(A voir : un crucifix en bois de tilleuil du XVIIème.)

Sainte NÉOMAYE:
Dans l’église, voir la chapelle Ste Néomaye, avec sa statue du XVII ème siècle, son vitrail et sa légende. Dans le bourg, ne pas manquer la visite de la fontaine Ste Néomaye.

L'eau de cette source guerrissait et prévenait les convultions des enfants et les troubles nerveux. Un pélerinage à Sainte Néomaye avait lieu à Lésigny chaque premier dimanche de juillet.

 

 

 

LA ROCHE-POSAY

La Roche PosayLa Roche-Posay, Lésigny sur Creuse et Mairé, bien qu’étant dans le département de la Vienne, ont connu et connaissent une très forte influence tourangelle (le bâti, le langage, les us et coutumes)

L’église Notre-Dame de la Roche-Posay est citée en 1099. Elle dépendait de l’abbaye de Preuilly. Elle s’élève dans l’enceinte fortifiée de la ville et domine la Creuse près de son confluent avec la Gartempe. Clocher roman. Fortifiée pendant la guerre de Cent Ans. Porche gothique flanqué d’une porte Renaissance. Nef de deux travées avec voûtes datant de la fin du gothique. A gauche, chapelle du Saint Sacrement : tabernacle classique en bois doré, 1738. Au carré du transept, sous le clocher, maître-autel en céramique par B. Courcoul, 1991. Choeur carré avec verrière flamboyante. Dans les chapelles latérales, deux retables provenant de l’ancienne abbaye cistercienne de la Merci-Dieu, 1685 : Nativité et Martyre de saint Laurent, bas-reliefs en pierre polychromée.



La BUSSIÈRE


L’histoire de La BUSSIÈRE pourrait se raconter de la sorte : l’évolution d’une commune rurale, qui sans perdre courage face au dépeuplement des campagnes, a parié sur son potentiel créatif. On pourrait dire, il n’y a qu’à planter, la nature fera le reste.
C’est un peu ce qui pourrait définir le petit village de la BUSSIÈRE : 365 habitants répartis en 60 hameaux sur une superficie de 3.300 ha de part et d’autre de la Gartempe (une rivière qui nous arrive du Limousin, les Monts d’Ambazac). Ce bourg a été récemment « sacré » STATION VERTE de VACANCES.

La BUSSIÈRE offre à ses visiteurs et à ses touristes ou vacanciers, un cadre idyllique auquel beaucoup aspirent.
Gilbert BÉCAUD y a résidé durant de nombreuses années. La salle des fêtes porte son nom et le 1er mars 2008 son buste en bronze sur un socle en pierre de Chauvigny a été inauguré sur la place du village.
L’église de ce village est placée sous le patronage de Saint Pierre-ès-liens. Il y a deux cents ans. Le bourg s’appellera tout simplement La Bussière.

Saint André Hubert FOURNET de Saint Pierre de Maillé et La PUYE desservira cette paroisse pendant la Révolution française, après une période d’exil en Espagne, en 1797. Il y assurera son service clandestinement, allant de ferme en ferme, passant par le Moulin de Busserais et le Gué du port. Au moment du Concordat, de 1801 à 1812, il en sera le curé, avec un vicaire, l’abbé Guillé.

 

VICQ SUR GARTEMPE


La BussièreÉglise St Léger: Construite sur un coteau qui surplombe la vallée de la Gartempe, l’église romane du XIIème siècle possède une nef à croisée d’ogives. Les culs-de-lampe, également du XIIème, sont sculptés de têtes caricaturales. A l’extérieur, le banc installé à l’entrée de l’église au XIVème siècle servait à déposer les cercueils avant et après la cérémonie des funérailles.

A l’intérieur de l’église deux éléments intéressants :

Une statue de St Roch.- Cette statue provient de l’abbaye de la Merci Dieu où les habitants de Vicq se rendaient en procession le jour de la St Roch en accomplissement d’un vœu. Les Vicois obtiennent en 1791 que la statue soit transférée dans leur église afin d’éviter ce trajet long de plus de 3 lieues, car « ces processions, pour être plus longues ne sont ni plus décentes, ni plus religieuses ».

Le retable.- Ce retable baroque occupe le fond du chœur de l’église. Il provient aussi de l’église de l’abbaye de la Merci Dieu.

 

ANGLES SUR L’ANGLIN

Saint Martin d'AngleÉglise St Martin.- Édifiée au cours du XI ème siècle, l’église St Martin est l’église paroissiale de la Ville Haute, près de la place principale. L’édifice n’a conservé de la construction primitive que son transept et son clocher, qui a subi les ravages d’un incendie au cours des guerres de Religion. Foudroyé le 5 mai 1657, le clocher a dû être consolidé. La flèche est alors rabaissée de 2 mètres et la couverture est refaite en ardoise à la place des tuiles. La base du clocher a conservé toutes ses caractéristiques de l’art roman poitevin avec une souche carrée cantonnée de colonnes aux angles. (I.S.M.H. 1926)

Chapelle St Pierre.- Située à la pointe de l’éperon rocheux où se trouvent les ruines du château des évêques de Poitiers, cette petite chapelle serait construite à l’emplacement du premier château en pierre et, probablement, à la même époque que le donjon du XII ème siècle. Très remanié au cours des siècles, l’édifice conserve des traces de peintures murales.
Cette chapelle est utilisée en période estivale pour des expositions.

Sainte CroixÉglise Ste Croix (1175 et 1192 , puis XVIIème siècle).- Le premier monastère Ste Croix est construit au bord de l’Anglin, près du pont actuel, au cours du XIème siècle. Cette église est érigée sur l’initiative de Guillaume Tempier, évêque de Poitiers. La façade occidentale et une partie de la nef sont les seuls éléments ayant subsisté de l’abbaye. Témoin d’un art de transition entre le roman et le gothique, la façade est fortement remaniée en 1660, à la suite des guerres de Religion. Le transept et le chœur, délabrés, ainsi qu’une travée de la nef, sont détruits en 1835 afin de permettre d’aménager le passage de la route départementale. Le clocher est abaissé de 2 mètres et couvert d’ardoises. (I.S.M.H. 1926)

 

Pour les CELEBRATIONS dominicales (voir horaires des messes)

 

La semaine aux 3 vallées

horaires des messes